Déclic 1, écouter mon corps et ma faim !

Mon parcours sur ce chemin commence par un événement douloureux à l’âge de 14 ans. A cause de cela j’ai toujours été dans le rejet de mon corps. J’étais malheureuse d’avoir ce corps et je n’avais aucun amour pour moi. Je faisais tout pour oublier cet événement et je n’étais pas du tout une jeune fille épanouie.
Suite à une séparation amoureuse et un contexte familial chaotique, j’ai décidé de quitter la Martinique à mes 20 ans, où j’habitais avec ma famille depuis l’âge de mes 12 ans, pour partir apprendre l’anglais en tant que jeune fille au pair à Londres.
Une semaine à peine après mon arrivée, j’ai commencé à avoir des crises de boulimie. J’ai pris 10 kilos en moins d’un mois.
Vous allez vous demander comment elle a réussi à prendre autant de poids en même pas un mois ? C’est simple, je mangeais tout le temps et des quantités de fou. Comme tous ces twix en 30 min ou bien un pain en entier avec du choco en un épisode de 40min.

Comme j’étais jeune fille au pair, dès que j’étais en présence de la famille, j’étais « normale » mais dès qu’ils avaient le dos tourné, je mangeais tout ce qu’ils ne voulaient plus, surtout les plats des enfants. Une période de ma vie où je n’étais pas du tout à l’écoute de cette émotion et qui du coup s’exprimait autrement et je comblais ce manque d’amour en moi en mangeant encore et encore avec cette émotion de dégout pour moi-même de faire cela mais sans aucune volonté et courage pour m’en sortir.

Un soir, j’ai eu un accident, un déplacement de la rotule en montant sur un vélo. Direction l’hôpital et 1 semaine après j’ai été rapatriée sur Paris pour bénéficier de meilleurs soins. J’y suis restée quelques mois, le temps de me remettre sur pieds et par la suite, j’ai décidé de venir vivre en Belgique auprès de ma famille (2nd degré).
Avec le recul je suis persuadée que cet événement était un message de mon corps, en rapport avec mes crises de boulimie, il me criait STOP mais je n’avais pas tout de suite compris son message.

C’est lors de mon arrivée en Belgique j’ai eu mon premier déclic en me voyant sur cette photo, j’avais 85 kilos pour 1m75, j’étais en surpoids.
J’ai décidé que je ne pouvais plus continuer à me maltraiter comme cela. Ce traumatisme que j’ai infligé à mon corps, j’en ai gardé des séquelles et inévitablement son fonctionnement est différent depuis. Je grossis très facilement et en période de stress ou de souffrance, j’ai encore ces anciens réflexes de manger pour combler. C’est en trouvant mon propre rythme alimentaire, en écoutant ma faim et à ne pas manger le soir après 18h que j’ai réussi à réguler mon poids et à voir des effets positifs très rapidement. J’ai, grâce à cela, perdu ces 10 kilos en trop en plus ou moins 1 an et demi.
Mon objectif n’était pas de perdre du poids mais de me retrouver, de retrouver plus de vitalité, d’énergie et de confiance en moi. Avec de la patience, de la tolérance pour moi-même et surtout de l’écoute, je suis enfin parvenue à retrouver un poids plus sain pour ma santé.

Le fait de ne plus manger le soir (ou avant 18h en tous les cas) j’ai vu mon corps changer et j’étais plus vivante. Même mes pensées avaient changé, j’étais plus joyeuse et dynamique, j’étais à l’écoute de mon corps et je lui faisais du bien, du coup il me le rendait bien.
La relation d’amour que j’ai commencé à créer avec moi-même à cette période de ma vie m’a permis de voir la vie et les évènements différemment, avec plus de couleurs et de vivacité rien que grâce à une alimentation différente et aux heures qui me convenaient à moi.

Quand j’ai commencé à prendre soin de moi, et à être d’avantage à l’écoute de mon corps et de ce son rythme (sommeil et alimentation) j’ai senti de l’apaisement, de la bienveillance vis-à-vis de mon corps. J’étais détendue et sereine.

Cette première étape, haute en émotions, m’a appris à écouter et à laisser plus de place à mon corps, à oser sortir de la routine (manger à 12h parce que c’est la pause) et surtout à rentrer en communication pour la première fois véritablement avec mon corps en tous les cas en conscience.

Je vous invite à prendre quelques secondes pour vous demander :
– Quelle type de relation ai-je avec mon corps ?
– Est-ce que j’écoute plus souvent l’habitude que les besoins de mon corps ? (pour le contenu du petit dej par exemple)